18/05/2008

Première fête de la roulotte

Comment vous dire ? Si à la fin de ma vie j’avais à revivre 10 jours de celle-ci, sûrement que je choisirai ce 10 mai 2008. J’avais envie de dire de manière légère, poétique et musicale comment j’en suis arrivée à ce rêve de voyage en roulotte. Envie de parler de ce qui me fait lever le matin, ce qui me révolte. Envie de le dire, de le jouer et de le chanter. Annie et Dominique m’ont accompagnée dans cette aventure (grâce leur soit rendue jusqu’à la 28ème génération !) qui a abouti à un spectacle… renommé à la dernière minute « divertissement », ça fait moins peur. Nous avons construit un puzzle de musique, d’histoires, de chants et de textes où toutes les trois apportions notre pierre. Mystérieusement, par on ne sait quel hasard, plein d’histoires et de mélodies yiddish se sont glissées dedans… Il se trouve que sur la ferme familiale, en Touraine, une fête se préparait avec un marché de producteurs locaux, des visites de ferme, des animations… alors j’ai greffé notre puzzle dessus et puis la fête de ce 10 mai est devenue, en partie, une journée de soutien au projet. Avec tout ce que j’aime : plein de bénévoles pour préparer, organiser, mettre la main à la pâte, des bonnes choses à manger et à boire, de « l’agri-culturel », des têtes connues, des têtes pas revues depuis longtemps, du soleil, de la chaleur humaine, de la chaleur tout court, la famille pour soutenir, la fièvre de la préparation, de la tendresse, des parties de rire, des chansons… une alchimie du tonnerre.La veille du 10 mai je m’étais rendue compte de la hauteur à laquelle j’avais mis l’obstacle. Hein ? Moi qui bafouille devant une assemblée de 3 personnes je vais causer à 150 personnes ? Heureusement, le tube de gelsemium sorti du sac de Dominique a fait effet de potion magique (non, ce n’est pas la dernière drogue à la mode, ça y en a être de l’homéopathie). Et puis je me savais bien accompagnée par mes deux acolytes que j’avais importé du nord exprès pour l’occasion.Le spectacle s’est passé comme un rêve éveillé. 150 personnes nous ont portées pendant 1H30 avec leurs exclamations, leurs rires, leurs oreilles attentives, leurs émotions que l’on pouvait palper. Dominique a conté comme je ne l’avais jamais entendue, Annie a fait chanter sa clarinette comme une reine et puis moi, ben je n’ai jamais autant eu de plaisir à chanter. La voix est sortie des tripes, elle est partie toute seule. Magique. Je ne me lasse pas de dire merci à tous ceux et toutes celles qui ont concouru à créer l’alchimie de cette journée. Ça me donne envie de faire une grosse fête dans le nord et y’aura encore plein de musique et d’histoires pour les zoreilles.PS: aux angevins et tourangeaux que je connais et qui n'ont pas été au courant de cette fête je dis mille excuses, je n'avais point trop ébruité l'affaire parce que je pensais pas du tout que ça allait donner ce que ça a donné. Vous m'en voyez fort contrite (§). On se verra dans le Nord pour la prochaine fête autour de la roulotte qui sera plus préparée et plus anticipée...10maiAnnieMama10maiDo10maiMargotMama10maiphilippemama10maiPapaMama10maiMama10maiDoMama10maiAnnieMama1

21:44 Écrit par Mathilde dans Racontars | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/05/2008

Pas de danse n°1

A ce moment là nous entamions un pas de danse fort compliqué au cours duquel le cheval (Marinette en l'occurrence) se retrouve en déséquilibre sur la patte arrière droite ce qui lui fait alors pencher la tête obliquement à gauche. A ce moment sa partenaire debout derrière en profite pour sauter sur sa croupe (sans lâcher les guides) à l'aide d'un saut périlleux arrière. C'est alors qu'une mouche doit venir se poser sur la narine avant gauche de l'équidé qui en profite pour secouer la tête, ce qui déséquilibre la partenaire qui se retrouve ensuite fort élégamment le cul par terre. Cette figure étant fort périlleuse, il est important de la faire dans de bonnes conditions de santé mentale et physique. D'ailleurs observez le teint rubicond de la partenaire debout derrière, cela ne présage rien de bon. On ne veut même pas savoir ce qu'il advint d'elle juste après la prise de cette photo.formationattelage1

22:55 Écrit par Mathilde dans Racontars | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/05/2008

Le temps passe - 2

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire lire un petit texte (dont je n'ai pas la source sous les yeux) qui fera partie du "divertissement" du 10 mai. En plus, grâce à Jean-Galien et ses talents de dessinateur-créateur-époustouflateur, les personnages de c't'histoire prendront vie devant les yeux éberlouis des pestacteurs ! Le texte s'appelle : le rat et le crapaud.Le rat et le crapaud s’étaient allongés au bord du ruisseau. En silence, ils observaient le filet d’eau qui s’écoulait lentement. Sans jamais s’arrêter.- Pourquoi vivons-nous ?- Si seulement nous le savions !- Et pourquoi ne le savons-nous pas ?- Si seulement je le savais !Il y eut un grand silence. Le rat et la crapaud suivaient des yeux le mouvement du courant, qui était presque imperceptible. Le crapaud ouvrait grand la bouche.D’étonnement. C’était la première fois qu’il se posait toutes ces questions.- Si j’ai bien compris, nous ne savons rien.- Mais si ! Nous savons beaucoup de choses. Nous savons que l’eau coule toujours dans la même direction. Que tous les jours le soleil se lève, puis se couche.- C’est déjà pas mal.- Oui, c’est déjà pas mal…- Mais d’où vient toute cette eau ?- Le rat n’en savait tien. L’eau s’écoulait tous les jours sous leurs yeux. Mais d’où venait-elle ? C’était un mystère. Et où allait-elle ? Un autre mystère.- Je n’en sais rien, mais je suis sûre qu’on pourrait le savoir.- Et quelle part savons-nous de ce qu’il faudrait savoir ? La moitié ? Le tiers ? Le dixième ?Les questions du crapaud étaient de plus en plus difficiles.- Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que nous savons beaucoup de choses…- Beaucoup de choses…- C’est ça, beaucoup de choses…- J’ai compris ! Nous savons que nous savons beaucoup de choses.- Exactement ! Et arrête de poser des questions !Le rat et le crapaud se turent. Parce qu’ils n’en savaient pas plus. Et quand le soleil se fut couché, le crapaud sauta dans l’eau et disparut. Et le rat ne sut même pas où il était parti…

22:46 Écrit par Mathilde dans Racontars | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le temps passe

Le temps passe... et le Manneken Pis, comme dirait l'autre. Le temps passe et je ne sais plus par où commencer... d'abord mes premières heures de formation à l'attelage. Comment vous dire. Aussi grisant que de tournoyer sans s'arrêter au rythme d'une musique entraînante. Danser avec le cheval, se faire à son pas, à son caractère, apprendre à marcher avec lui, à lui parler, l'accompagner. Je marchais derrière le cheval, les guides dans les mains et on a marché, tourné, avancé, stoppé... Tout cela orchestré par Jean-Marc, maître dans l'art de la pédagogie. Bref, c'était vraiment chouette. Il y a aussi à raconter la préparation du "divertissement" (que tous ceux qui ont vu marqué "spectacle" sur l'affiche aient les yeux à jamais fermés!) pour la soirée du 10 mai en Touraine. Je profite d'une fête sur la ferme du Viornay pour présenter le soir, avec mes deux camarades Annie et Dominique, un "truc" qui parle de ce rêve de roulotte. Il y aura des chansons, de la musique, des contes, des textes... mais dans quoi me suis-je embarquée ! moi ? parler devant des gens sans me statuifier sur place ? J'en suis déjà toute tremblotante. Inch'Allah, on verra bien !

22:37 Écrit par Mathilde dans Racontars | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |